Comment apprendre à lire une image, vérifier une source et poser des repères dans le temps et l’espace ? En partant d’un document authentique et captivant : une archive de l’INA sur la toute première édition du Vendée Globe. Autour de cet extrait, les élèves observent, s’interrogent sur la fiabilité de la source, situent une course autour du monde sur un planisphère et comparent les aventuriers d’hier à ceux d’aujourd’hui.
Cette ressource gratuite (cycles 3-4, histoire-géographie, EMC, français et éducation aux médias) s’accompagne d’une fiche élève et d’une fiche professeur téléchargeables en bas de page.
Une archive INA pour travailler l’étude d’image et l’esprit critique
Avant d’être un support d’histoire ou de géographie, la vidéo est une image à interroger. En salle informatique ou avec des tablettes, les élèves visionnent l’extrait en autonomie, puis se posent les bonnes questions : Où ai-je trouvé cette vidéo ? Qui l’a produite ? Est-ce la source d’origine ? Puis-je m’y fier ?
C’est le cœur de l’éducation aux médias et à l’information (EMI) : distinguer une source première d’une simple rediffusion, identifier un producteur institutionnel fiable comme l’INA, et croiser les informations. Un réflexe essentiel à l’heure du numérique, travaillé ici à partir d’un contenu qui donne envie d’en savoir plus.
Du Golden Globe au Vendée Globe : l’aventure des tours du monde en solitaire

1968 — le Golden Globe Challenge, ancêtre du Vendée Globe
Tout commence avec le Golden Globe Challenge, première course autour du monde en solitaire et sans escale, organisée par le Sunday Times en 1968. Sur les neuf concurrents engagés, seul le Britannique Robin Knox-Johnston, à bord de son voilier de près de 10 mètres Suhaili, franchit la ligne d’arrivée — après environ 313 jours de mer et 30 000 milles parcourus.
C’est aussi cette course qui vit le geste devenu légendaire du navigateur français Bernard Moitessier : alors qu’il faisait la course en tête, il renonça à la victoire et poursuivit sa route vers Tahiti, « pour sauver son âme ».
1989 — la première édition du Vendée Globe
Inspiré par cette épopée, le navigateur Philippe Jeantot crée le Vendée Globe. La première édition s’élance des Sables-d’Olonne le 26 novembre 1989. Sur les 13 concurrents au départ, 7 seulement parviennent à boucler leur tour du monde. Le vainqueur, Titouan Lamazou (Écureuil d’Aquitaine II), l’emporte en 109 jours.
Qu’est-ce que le Vendée Globe ?
Le Vendée Globe est une course à la voile autour du monde, en solitaire, sans escale et sans assistance, disputée sur des IMOCA (monocoques de 60 pieds, soit environ 18 mètres). Elle a lieu tous les quatre ans et laisse à bâbord les trois grands caps : Bonne-Espérance, Leeuwin et Horn.
C’est la seule course au monde à réunir ces trois conditions à la fois. Par comparaison, The Ocean Race (l’ancienne Volvo Ocean Race) se court en équipage et par étapes, et le Trophée Jules Verne se dispute lui aussi en équipage. Cette exigence unique vaut au Vendée Globe son surnom d’« Everest des mers ».
D’hier à aujourd’hui : comparer les conditions de course
C’est tout l’intérêt de l’archive INA : observer dans quelles conditions sont partis les premiers concurrents de 1989, puis les comparer à celles d’aujourd’hui.
En une génération, tout a changé. Lors de la dixième édition (2024-2025), 40 skippers ont pris le départ et le vainqueur, Charlie Dalin (disparu en juin 2026), a bouclé le tour du monde en 64 jours seulement — près de 45 jours de moins que Titouan Lamazou en 1989. Les IMOCA « volent » désormais sur leurs foils, communiquent en direct et diffusent images et vidéos en temps réel.
Parmi les figures de cette édition : Violette Dorange, benjamine de la course à 23 ans, qui a passionné des centaines de milliers d’internautes. Elle est aujourd’hui la skippeuse d’Initiatives-Cœur et prépare le prochain Vendée Globe, en 2028 : un fil rouge idéal pour relier l’histoire de la course à l’actualité que suivent vos élèves.
Prolongement pédagogique : poser les repères géographiques
À partir de la même vidéo, les élèves passent à la carte. En complétant un planisphère, ils apprennent à situer une course autour du monde : nommer les continents et les océans, repérer l’équateur et les tropiques, tracer le parcours par les trois caps, puis construire une légende et un titre.
Le travail est différencié en quatre paliers — Débutant, Apprenti, Maître, Expert — pour que chaque élève progresse à son rythme, avec des « coups de pouce » adaptés.
Les fiches à télécharger
- 📄 Fiche élève — Introduction des repères en géographie (PDF)
- 📄 Fiche professeur — avec objectifs du socle et corrigé (PDF)


